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Le CIE assure l'encadrement du sentier sous-marin

01/01/2015

Les nouveaux outils acquis dans le cadre de ce micro-projet renforcent clairement la dynamqiue de formation des nouveaux bénévoles de l'associatiion intervenant sur le sentier sous-marin.

L’aventure a commencé vendredi soir avec la théorie, mais c’est sur l’île aux Canards, en face de l’Anse-Vata, qu’elle a vraiment pris forme. Samedi matin, le Centre d’initiation à l’environnement (CIE) a donné rendez-vous à ses neuf nouveaux bénévoles pour une formation pratique autour du sentier sous-marin, créé en 2001 et géré par l’association environnementale. Désormais, ils s’ajouteront aux quelque 70 bénévoles du sentier sous-marin et pourront, eux aussi, informer les visiteurs du week-end à la sortie du taxi-boat, en assurant l’une ou l’autre des nombreuses permanences de l’année.

Avant la mise à l’eau pour une visite guidée du sentier en PMT, Cécile Chamboredon, présidente du CIE, explique aux bénévoles le mode opératoire à l’arrivée, le matin. Entre autres, un long tapis vert doit être déroulé depuis le muret jusqu’à la plage. « C’est un élément visuel signalétique mais pas superflu puisqu’il permet de diriger les baigneurs vers les bonnes bouées », indique-t-elle. En effet, les cinq bouées qui balisent le parcours de 400 mètres peuvent facilement être confondues avec les bouées d’amarrage, celles qui délimitent la zone de baignade ou du taxi boat. Canaliser les 30 000 baigneurs annuels a une autre vertu, et non la moindre : contourner et donc protéger une zone d’un demi-hectare de corail branchu, située entre le bord et le sentier.

Données. Une fois les panneaux et autres supports sortis et installés, le bénévole doit se livrer à un petit contrôle de routine du parcours sous-marin et de ses bouées. La température et la turbidité sont relevées, ainsi que de nombreuses autres données, utiles surtout pour les partenaires de l’association. Une fois le contrôle du sentier effectué, le bénévole est prêt à informer les visiteurs, en s’appuyant sur les supports pédagogiques développés dans différentes langues. « On n’attend pas que nos bénévoles soient des experts, rassure Cécile Chamboredon. Ce qui est attendu, c’est qu’ils puissent sensibiliser le public à la fragilité du corail, au fait qu’il ne faut pas nourrir ou attraper les poissons et ne pas faire de prélèvements. Des messages qui peuvent paraître évidents, mais qu’il faut encore rappeler. »

Réceptivité. A la fin de la journée, Dominique, 51 ans, qui s’est inscrite avec son mari, est contente de sa formation et « a même quelques petites idées pour améliorer le système. » Cette ancienne monitrice fédérale de plongée n’a qu’une seule appréhension, la réceptivité du public : « On n’est pas là pour faire les gendarmes, on n’a aucun recours pour empêcher les gens de se baigner dans les zones fragiles. On ne peut que conseiller et espérer qu’ils écoutent. » Mais elle sait que ce travail de sensibilisation porte ses fruits : « Je vois une différence par rapport à il y a 15 ou 20 ans : les fonds n’étaient pas aussi beaux. »

Type de projet: 
formation
Zone(s) géographique(s) concernée(s): 
Océan Pacifique, Nouvelle Calédonie, Province Nord, Province Sud