Reconnaissance de nouvelles zones de protection forte au sein de deux réserves naturelles nationales ultramarines
La décision ministérielle du 8 juin 2026 relative à la liste des espaces maritimes reconnus comme zone de protection forte labellise comme telles près de 900 000 km² d’espaces supplémentaires au sein de la réserve naturelle nationale des Terres australes françaises et 842 ha au sein de la réserve naturelle nationale des Îles de la Petite-Terre en Guadeloupe.
À l’occasion de la Journée mondiale des océans, la décision du 8 juin 2026 prise par les ministres chargés de l’écologie et de la mer ont acté la reconnaissance comme zones de protection forte (ZPF), des espaces maritimes de la réserve naturelle nationale des Terres australes françaises et de la partie maritime de la réserve naturelle nationale des Îles de la Petite Terre en Guadeloupe.
La décision du 8 juin 2026 s’inscrit dans le cadre de la Stratégie nationale pour les aires protégées, qui vise à couvrir, d’ici 2030, 30 % du territoire national par un réseau d’aires protégées et 10 % de ce même territoire sous protection forte (C. env., art. L. 110-4).
Plus précisément, la décision du 8 juin 2026 s’inscrit dans le cadre prévu par le Décret n° 2022-527 du 12 avril 2022 définissant la notion de protection forte et permettant de reconnaitre comme zones de protection forte les espaces maritimes des réserves naturelles à condition qu’elles remplissent les critères fixés par ledit décret. L’analyse menée pour les espaces maritimes des réserves naturelles des TAAF et des Îles de la Petite Terre en Guadeloupe aura donc permis de s’assurer que les espaces concernés :
- « soit ne font pas l’objet d’activités humaines pouvant engendrer des pressions sur les enjeux écologiques notamment de conservation d’espèces ou d’habitats naturels, soit disposent de mesures de gestion ou d’une réglementation spécifique des activités ou encore d’une protection foncière visant à éviter, diminuer significativement ou à supprimer, de manière pérenne, les principales pressions sur les enjeux écologiques justifiant la protection forte, sur une zone ayant une cohérence écologique par rapport à ces enjeux »,
- « disposent d’objectifs de protection, en priorité à travers un document de gestion »,
- « bénéficient d’un dispositif opérationnel de contrôle des règlementations ou des mesures de gestion » (art. 4 du décret).
À noter que s’ajoute à la reconnaissance des « espaces de bathymétrie supérieure à 2500 mètres dans l’ensemble de la RNN des TAAF » et de la partie marine de la RNN des Îles de la Petite-Terre en Guadeloupe, dans l’Hexagone, celle de « la partie marine de l’arrêté de protection de biotope « zone de tranquillité du gravelot à collier interrompu - Baie d’Audierne ».