A la découverte de Lanj des Antilles françaises
A la découverte de Lanj des Antilles françaises – Kap natirel
En 2023, le programme TeMeUm a choisi de soutenir le micro-projet proposé par l’association Kap Natirel, agissant pour la protection de la biodiversité marine dans les Antilles françaises.
Cette région abrite en effet une riche diversité de requins et de raies, comptant plus de 50 espèces. Parmi elles, la raie léopard, menacée d’extinction, est particulièrement vulnérable à la pêche côtière et à la dégradation des habitats.
Ainsi, les principaux objectifs du projet étaient :
- D’identifier les principales lacunes dans les connaissances (ex : où sont les zones prioritaires en termes de conservation -zones de nurseries, d’alimentation, de reproduction-,quelles sont les menaces présentes sur ces zones ? Quel est l’état des populations ? Quelle est son évolution dans le temps ? Quelles sont les périodes de reproduction et celles de mise-bas ? Quel est le domaine vital de l’espèce, son statut de résidence ? Quelles sont les interactions avec les activités humaines ? ...).
- D’analyser et de valoriser les données déjà acquises sur les raies léopard ;
- De tester deux méthodes de suivi (le survol aérien et la photo-identification) pour évaluer leur efficacité et les possibilités de réplication sur le long terme pour apporter les connaissances recherchées ;
- D’acquérir de nouvelles connaissances,
- De partager les connaissances disponibles avec le public et les usagers de la mer
Ce projet a permis de valoriser les connaissances existantes, notamment celles issues du programme de sciences participatives INA Scuba, le suivi par la photo-identification basée sur les motifs dorsaux, et le comptage par survol aérien. Ces méthodes ont amélioré la compréhension de la répartition et de l’abondance des raies léopard dans les Antilles françaises, révélant des différences notables entre les îles. Les raies léopard sont plus communes dans les îles du nord (Saint-Barthélemy et Saint-Martin) par rapport à la Guadeloupe et la Martinique, probablement en raison de la pression de pêche plus intense en Guadeloupe et en Martinique due à l’usage de filets maillants.
De plus, ce projet a permis de sensibiliser le public et les usagers de la mer aux enjeux de conservation. Il a également permis de jeter les bases d’un projet plus ambitieux visant à réduire les menaces pesant sur la raie léopard, notamment les captures accidentelles, et à favoriser des actions de conservation à l’échelle des Antilles françaises.
Le projet en bref
Antilles françaises
21 300€
14 000€