Mise en place d'une cacaoyère synthropique pour la valorisation d'une friche agricole dans un espace naturel protégé du Mont-Mahury
En 2023, le programme TeMeUm a choisi de soutenir le micro-projet de l’association AMAKABA.
L’association a pour mission de promouvoir les arts et les sciences de la terre, du corps et du ciel. L’objet du micro-projet était de travailler sur l’aspect « terre », via la reforestation d’une zone d’abattis dégradée sur un terrain du Conservatoire du Littoral situé sur le Mont Mahury, en utilisant les principes de l’agriculture synthropique.
Avec un coût total de 27 126€, dont 17 624€ ont été sollicités dans le cadre de Te Me Um, le micro-projet avait pour objet la mise en place d’une cacaoyère grâce à des techniques d’agroforesterie régénérative, dans le but de restaurer la biodiversité, d’améliorer la fertilité des sols, de renforcer la résilience des écosystèmes face aux conditions climatiques extrêmes. Le projet visait également à sensibiliser le grand public à ce type d’agriculture durable.
Après avoir élaboré un schéma synthropique pour la cacaoyère, les équipes d’AMAKABA ont sélectionné des espèces variées afin de restaurer les écosystèmes locaux et favoriser la biodiversité. Le sol a ensuite été préparé à l’aide de biochar, de fumier et de substrats, dans le but d’améliorer sa fertilité. Enfin, les bénévoles et membres de l’association ont procédé à la plantation et à l’entretien des lignes synthropiques. Au total, ce sont huit lignes avec une quinzaine d’espèces végétales différentes par ligne qui ont été plantées.
Des ateliers et visites ont également permis de sensibiliser le public à l’agroforesterie syntropique et à la restauration des écosystèmes
Le projet a bénéficié du soutien de plusieurs partenaires, dont le Conservatoire du Littoral, le CIRAD pour l’approvisionnement en cacaoyers endémiques, et un appui technique pour le biochar.
Les plantations et surtout les entretiens du site vont se poursuivre : comme tout projet agricole il s’agit d’un projet de long terme. Le soutien financier de TeMeUm a permis d’impulser le projet mais les effets sur la biodiversité et les sols seront renforcés avec la maturation du système synthropique sur plusieurs années.
Rédacteur : Alissia LECLERC
Le projet en bref
Mont Mahury
27 126 euros
17 624 euros